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Des pellets de bois pour chauffer le campus du Sart-Tilman à Liège
Des pellets de bois pour chauffer le campus du sart-tilman à liège
Les pellets de bois sont utilisés en Région wallonne par les secteurs privés (résidentiel, industries, etc.) et publics pour produire de la chaleur et/ou de l’électricité à hauteur de 470 kT/an environ. Le consommateur le plus important est actuellement la Centrale électrique des Awirs près de Liège. Mais la « mise à feu» d’un nouveau projet de grande taille aura bientôt lieu au sein de l’Université de Liège.
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Le Campus du Sart Tilmant de l’Université de Liège, localisé sur les hauteurs de la ville, a vu le jour dans les années ‘60. A l’époque, le projet se voulait déjà novateur d’un point de vue architectural en associant végétal, bois, pierres dans les constructions mais surtout en prévoyant le chauffage des infrastructures via une chaufferie centralisée et un réseau de chaleur. Constitué d’une 60aine de bâtiments, le Campus comprend, entre autres,  un Hôpital universitaire et un centre sportif présentant des demandes en chaleur importantes et constantes sur l’année. Plusieurs profils de demande en chaleur sont donc présents simultanément sur le site. Les buildings sont reliés entre eux via un réseau de chaleur de 24 km de long, divisé en 3 boucles, une boucle servant de système de sécurité pour assurer l’approvisionnement de l’Hôpital universitaire en cas de panne.
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Soucieuse du taux d’émission de CO2 résultant de ses activités et de son image verte, l’ULg entrepris en 2008 une réflexion avec Cofely services-GDF Suez pour réduire celui-ci. Après avoir abandonné dans un premier temps l’utilisation de fuel lourd pour le fuel léger, l’ULg s’est montrée intéressée de transformer la chaufferie afin d’y installer une unité de cogénération biomasse d’une puissance de 3,25 MWél., composée d’une chaudière biomasse poly-combustibles et de deux turbines vapeur (une haute et une basse pression).
La chaufferie initiale abritait 4 chaudières fonctionnant au gaz naturel et au fuel, et représentant une puissance thermique de 74 MWth au total, chaque chaudière étant munie d’un conduit de cheminée. Tout le challenge du projet a été d’adapter la chaufferie existante pour accepter la nouvelle installation, tout en respectant les contraintes urbanistiques (zone résidentielle, bâtiment enregistré). Le four et la chaudière ont été assemblés à l’intérieur du bâtiment initial et un conduit de cheminée a été détourné d’une des chaudières de base pour être raccordé au nouveau four. Deux silos extérieurs de 190 m³ chacun ont été conçus pour stocker le futur biocombustible. Bien que le four installé soit poly-combustible, la chaufferie sera, dans un premier temps, alimentée par des pellets de bois de qualité DIN+. Les livraisons représenteront 4 camions souffleurs par jour. L’ULg et Cofely services étudieront par la suite la possibilité d’utiliser d’autres biocombustibles comme les plaquettes de bois ou des sous-produits d’origine agricole ou industrielle. Un système de filtre à manche a d’ailleurs été prévu dans l’installation.
L’installation fournira 70 % des besoins en chaleur (soit 42 GWhth.) et 30 % des besoins en électricité (soit 10 GWhél), les compléments en chaleur étant assurés par les anciennes chaudières.
L’ULg étant un organisme de la Communauté française, aucune aide pour la réalisation de ce projet n’a été octroyée. Cofely-service s’est proposé comme tiers investisseur. Sans cette initiative, le projet n’aurait pu voir le jour. L’ULg compte rentabiliser l’installation sur base des économies faites sur la facture de fuel, d’électricité et le support des certificats verts.
L’installation devrait être mise en route début 2011 pour une première phase d’essais.
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Références et pour en savoir plus…
N. PIERET. 2010. Liège University – Sart Tilman campus : from fossil fuel boilers to biofuels CHP plant – EUBIONET III. WP6. 8 p. www.eubionet.net
www2.ulg.ac.be
www.cofelyservices-gdfsuez.be

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